Stellantis télétravail 2026 : retour au bureau pour 8 500 salariés, ce que vous devez savoir

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  • Dernière mise à jour : 25/02/2026

  • Temps de lecture : 7 minutes

  • Auteur : Martin Francia

En février 2026, Stellantis a informé ses 8 500 salariés français bénéficiant d'un avenant télétravail d'un retour progressif au bureau à temps plein. Une décision qui suscite des tensions avec les syndicats et relance le débat sur les droits des salariés.

L'annonce de février 2026

Le 9 février 2026, la DRH de Stellantis a envoyé un mail à l'ensemble de ses collaborateurs européens : le groupe entend passer progressivement à un modèle de travail entièrement sur site. En France, ce sont près de 8 500 salariés sur 42 000 qui sont concernés par un avenant télétravail en cours.

La décision s'inscrit dans la stratégie post-Tavares du groupe. La direction justifie ce virage par la nécessité de renforcer la collaboration en personne pour rester compétitif. Le calendrier exact reste à définir dans le cadre des négociations avec les partenaires sociaux.

Un accord collectif qui protège les salariés

Stellantis dispose d'un accord collectif sur le télétravail négocié avec les syndicats. Tant que cet accord est en vigueur, la direction ne peut pas imposer unilatéralement un retour au bureau. Elle doit rouvrir les négociations et obtenir un nouvel accord — ou dénoncer l'ancien, ce qui impose un préavis de trois mois et une période de survie d'un an.

Pour les salariés dont le télétravail figure dans leur contrat individuel, la situation est encore plus protégée : l'employeur doit obtenir l'accord explicite du salarié pour modifier cette clause. Un refus du salarié ne constitue pas une faute.

Les droits concrets face à un retour imposé

Voici ce que peut faire un salarié Stellantis confronté à une demande de retour au bureau :

  • Vérifier si le télétravail est prévu dans son contrat ou dans l'accord collectif
  • Se renseigner auprès de ses représentants syndicaux sur l'état des négociations
  • Refuser la modification si elle touche une clause contractuelle, sans risquer de sanction
  • Saisir l'inspection du travail en cas de pression ou de mesure de rétorsion

La période de négociation en cours est le moment clé. Les syndicats disposent d'un levier réel pour obtenir des contreparties : maintien de jours de télétravail pour certaines fonctions, délais plus longs, exceptions pour les situations personnelles spécifiques.

Une tendance qui dépasse Stellantis

Le mouvement de retour au bureau s'accélère en 2026. Amazon a imposé cinq jours sur site dès janvier 2025. Société Générale a réduit ses jours de télétravail autorisés. Dans l'industrie automobile, Volkswagen et Ford ont également durci leurs politiques au cours des 18 derniers mois.

En France, les données de la DARES montrent que la part des salariés en télétravail régulier est passée de 35 % en 2021 à environ 23 % en 2025. Le recul est réel, mais le travail hybride reste majoritaire dans les secteurs de services et de tech.

Le cas des salariés qui ont déménagé grâce au télétravail

Depuis 2020, un nombre important de cadres ont déménagé en province ou à des distances incompatibles avec un temps plein sur site. Un retour au bureau imposé peut constituer une modification substantielle des conditions de travail, notamment si les trajets deviennent déraisonnables.

Dans ce cas, le salarié peut invoquer la modification de son lieu de travail, surtout si l'adresse du site est fixée dans son contrat. Les jurisprudences en la matière sont encore peu nombreuses, mais les avocats spécialisés en droit social anticipent une hausse des contentieux en 2026.

Ce qui va se passer dans les prochains mois

Les négociations entre Stellantis et les organisations syndicales vont définir le calendrier et les modalités exactes. Trois scénarios sont envisageables : un retour complet sur site pour tous, un modèle hybride minimal (un jour par semaine), ou une différenciation selon les fonctions et les sites.

Pour les salariés concernés, l'enjeu est de ne pas attendre la décision finale pour agir. Consulter son représentant syndical, relire son contrat et identifier ses droits précis reste la meilleure protection face à une décision qui, dans sa forme actuelle, n'est pas encore officielle.

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